Départ de l’étape marathon, 2 jours pour rejoindre Marrakech. La nuit a été plus dure que la précédente, les
cailloux étaient plus nombreux et moins confortables. Malgré cela nous écoutons le briefing pendant le petit déjeuner. L’organisation nous apprend que les derniers équipages sont arrivés à 6h ce
matin et propose de faire l’étape par la piste comme prévu ou de rallier l’arrivée du rallye par la route. Après réflexion, les 3 équipages décident de passer par la piste et de continuer
l’aventure jusqu’au bout même si chacun d’entre eux à eu sa dose de cailloux. Les 4L ont quand même bien souffert mais nous iront au terme de ce périple !
Nous démarrons vers 9h00 et la piste commence au premier Km ! Pas trop de pierres pour le moment, de larges pistes parallèles traversant le désert avec pour horizon les
montagnes. Sur le chemin, quelques passages sablés nous donnent de petites difficultés que Clara passe haut la main. Nous profitons des endroits avec un peu de végétation pour ramasser du bois
mort pour faire un feu ce soir car nous allons bivouaquer en autonomie.
Le road book prévoit des cailloux pour une bonne partie de la piste et nous arrivons sur un oued mou dont il
en est rempli ! Clara s’élance et gravie le petit mur à la fin de l’oued avec panache et fière allure ! Décidément Clara est en forme et ne montre aucune faiblesse, digne des plus
grandes elle exprime tout son racé à chaque moment.
Contrairement à la superbe de la belle, la voiture des garçons connait quelques petits désagréments,
un soufflet de cardan s’abime. Nous patientons le temps qu’ils réparent comme ils le peuvent et les trois équipages repartent à travers l’erg.
A la pause déjeuner, nous sommes arrêter devant des petites dunes et l’équipage féminin nous sert de la
nourriture lyophilisée ! Les garçons ont, en plus de leur souci de cardan, un problème de pot d’échappement. Il s’est décroché et ils le réparent avec de la pâte durcissante. Tiendra ?
Tiendra pas ?
La route reprend pour rejoindre le point kilométrique 288, zone où l’organisation nous a conseillé de passer
la nuit. Les soucis mécaniques de nos coéquipiers ne faiblissent pas et nous nous arrêtons pour tenter de colmater au mieux leur soufflet.
La nuit tombe et il nous reste 20 Km avant d’arriver sur la zone de bivouac. La piste est remplie de pierres, le road book nous souhaite la « bienvenue dans le monde des
cailloux ». Avant d’affronter normalement le lendemain « l’enfer des cailloux ». Clara chauffe et les 2 autres équipages continuent d’avancer. Nous devons nous arrêter car une
odeur d’essence se répand dans la voiture. C’est le jerrycan qui déborde sous l’effet de l’augmentation de pression due aux secousses et à la chaleur depuis le départ de Timerzif. Nous ne tardons
pas et tentons de retrouver les deux autres 4L pour dormir ce soir.
La nuit est maintenant bien tombée et Clara allume son voyant de température du liquide
de
refroidissement. Nous réussissons à rejoindre nos camarades mais le vase d’expansion est entré en ébullition ! Le temps de faire la purge nous repartons dans la nuit noire contre les
indications du road book pour retrouver un campement de plus de trois 4L. Le point kilométrique 288 est derrière nous et nous tombons effectivement dans « l’enfer des cailloux » !
Effectivement, ce passage est quasiment impraticable ! Quelques mètres plus loin, un petit bivouac est en place, nous y faisons halte pour la nuit.
Le vent est très fort emportant avec lui beaucoup de sable et le sol est jonché de grosses pierres et de milliers de cailloux. La température est très basse également. Impossible de poser la tente, nous dormirons dans les bras de Clara…
Les sièges baquets de la belle nous servirons de lits.
Nous dinons chacun dans notre voiture et partageons un cassoulet avec les garçons entre les deux bolides.
Nous accompagnons nos diners de remontants pour passer la nuit. Les duvets posés sur nous, nous tentons de trouver le sommeil et surtout une position pas trop désagréable. Demain le réveil tôt
pour attaquer la fin de la piste et la liaison jusqu’à Marrakech.