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Les Compagnons de l'Atlas avec:

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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 11:39

Dernier jour ! Sur le pont à 7h30, nous avalons un jus d’orange frais et partons de bon matin vers San Sebastian. Il est 8h00, le soleil se lève doucement, il fait 0°C. Clara démarre rapidement et ne fait pas sa frileuse.

Les Pyrénées nous attendent, nous espérons pouvoir trouver de l’huile d’olive et du jamon iberico dans la matinée.


A proximité de Vitoria Galeiz, nous trouvons un petit village pour remplir le réservoir de Clara. Le gérant de la station nous dirige vers le village pour trouver notre bonheur. Mais en vain, aucune boutique dans le village. Deuxième échec.


Nous repartons et décidons de tirer jusqu’à San Sebastian où nous achèterons ce dont nous avons besoin. Jusqu’ici le soleil bordait la route mais à l’approche des montagnes, un voile nuageux se lève, sans trop assombrir le ciel.


Un panneau nous annonce Paris dans 857 kilomètres deux heures après notre départ. Les prévisions se confirment, la capitale française sera rallier ce soir !


Les routes françaises moins vallonnées nous permettent de foncer en direction de Paris. Pas de mauvaise surprise excepté la perte d’une ampoule de phare. La station dans laquelle nous nous arrêtons de possédant pas la pièce nous décidons de couper les feux longue portée et d’éclairer en plein phare, de toute façon la puissance initiale de la 4L n’éblouie guère…


Nous arrivons à bon port vers 22h30, nous garons Clara à l’école et filons droit vers nos couches respectives afin de prendre un repos bien mérité après ces deux fois 15 heures de route et ces 15 jours d’aventure.


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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 11:39

Le réveil est un peu difficile mais nous attaquons le journée rapidement pour ne pas perdre trop de temps. Nous déposons les clés à la réception et nous prenons la direction de Malaga. L’objectif de la journée est d’arriver au moins à Madrid.

Le soleil boude toujours et une légère pluie nous accompagne le long de la côte andalouse. A la sortie de Malaga, nous poussons un ouf de soulagement de ne pas avoir recroisé le démon de la crevaison sur le périphérique. Charly en profitera pour se reposer et s’endormira pendant près de 2 heures et demi pour finir sa nuit.

Victor ne rencontrera aucune difficulté excepté une déviation causée par une collision entre une voiture et un camion. Les routes espagnoles ne sont pas mieux que les marocaines… Il en est de même pou l’état du bitume d’ailleurs. A 300 kilomètres de Madrid nous nous arrêtons pour trouver de l’huile d’olive mais la fabrique le long de l’autoroute est fermée. Nous en profitons pour manger et reposer Clara. Une demi-heure plus tard, Victor prend le siège passager pour faire une petite sieste et Charly se dirige vers Madrid.

La route est calme, la pluie toujours présente mais le moral est bon. Nous abordons le périphérique de la capitale au crépuscule et nous en sortons à la nuit tombée en direction de Burgos où nous décidons de passer la nuit.

Le temps de faire le plein et de rechanger de pilote avant d’entamer la dernière partie de route de la journée. Nous trouvons un hôtel aux abords de Burgos, nous posons nos sacs à 23 heures et mangeons un peu.

Après 14 heures de voyage nous avons parcouru environ la moitié du trajet retour. Demain nous pensons pouvoir être à Paris en fin de soirée et pouvoir retrouver notre lit et ne plus faire des journées complètes en voiture. Il nous reste quand même une grosse journée. Nous fermons les yeux rapidement pour recharger au maximum les batteries…


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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 10:57

6h30, douche, bagages, chargement de Clara. Le temps de manger quelques viennoiseries nous partons pour Tanger. Clara rechigne à démarrer mais s’exécute finalement. Le soleil n’est toujours pas revenu depuis que nous sommes arrivés. Le bateau nous attend, nous partons directement, toujours accompagnés des deux autres équipages.

L’autoroute reliant Marrakech à Casablanca et même jusqu’à Tanger est truffée de véhicules sur la bande d’arrêt d’urgence, 4L et non 4L. Nous pensons à tous les kilomètres que nous devons faire pour arriver à Paris et nous envisageons de prendre un bateau qui nous ramènerait directement en France. Cela permettrait d’économiser des forces, des kilomètres pour Clara et de nous reposer  dans le bateau.

Nous contactons nos agents infiltrés en France pour connaitre les tarifs, les horaires et la durée du voyage. Les informations nous parviennent au compte goutte : pas de départ depuis Casablanca, uniquement des départs commerciaux ; depuis Tanger il faut compter 36 heures de traversée jusque Sète. Nous patientons encore pour savoir s’il y a des départs dans la journée. Une heure plus tard, l’information tombe, brute, sans nous avertir : il n’y a pas de départ avant Mercredi ! Nous avions déjà en tête un programme et se brise d’un seul coup.

Nous nous rendons donc jusqu’à Tanger pour embarquer avec les autres participants. La bateau est prévu à 17 heures, nous arrivons à 14h45. Le temps de remplir les formalités frontalières, nous cherchons à manger dans le hangar où sont parquées toutes les 4L en attendant l’embarquement. 17 heures, les voiturent avancent, nous pensons n’avoir qu’un peu de retard. Il s’avérera que nous patienterons encore 3h30 pour embarquer.

La bateau amerrie à Algéciras à 2h3O du matin, nous avions prévu de dormir à Torremolinos et d’arriver  vers 23h – 00h. Inutile donc de prendre la route dans l’état de fatigue dans lequel nous sommes. Même si nous avons dormi quelques heures sur le bateau, la position dans laquelle nous étions n’était guère mieux que celle de la nuit dans les sièges baquets quelques nuits plus tôt.

Nous prenons une chambre à Algéciras à la sortie du port pour dormir au moins 5 heures dans un lit avant d’entamer les 2000 kilomètres de goudrons jusque Paris…


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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 10:48

Nous sommes un perdus au réveil. Nous n’avions plus en mémoire que nous dormions à l’hôtel… Une fois nos esprits en place, nous savourons la douceur du matelas et partons prendre un bon petit déjeuner avant de commencer la journée qui sera remplie.

Nous allons dès le matin au pc mécanique installé dans le même hôtel que les garçons, situé à quelques kilomètres du notre. Nous en profitons pour prendre de leurs nouvelles et pour faire une petite vérification de Clara. La belle va bien mais en revanche, la voiture de nos collègues n’est pas très en forme. Les suspensions cassées, la boite de vitesse abîmée, les mécaniciens et les pilotes vont passer la journée à souder et à réparer.

Nous partons vers la médina aux alentours de midi pour rejoindre les filles parties plus tôt. Nous passons la journée dans le souk pour y faire des « affaires ». Les négociations sont longues et difficiles mais, comme dans le désert, il faut tenir le cap ! Décidément, chaque jour à son épreuve…

Nous déjeunons sur la terrasse d’un restaurant surplombant la place Jama Afna avec ses stands d’épices et de fruits et autres dresseurs de Cobras et crotales ou encore de singes.

La fin d’après midi vient très vite et nous devons nous rendre à la remise des prix et au diner de clôture de l’aventure. Les taxis ne voulant être raisonnable, aucune négociation est possible, nous nous rendons chez Ali en 4L. Nous entrons et découvrons notre classement final, 328 sur 1040 environ. Pas mal pour Clara qui se classe dans le premier tiers de la course !


Le diner sera simple et rapide. Nous sommes encore fatigués et demain nous prévoyons 7 ou 8 heures de route pour rallier Tanger. Le bateau est prévu à 17h, nous devons nous lever tôt pour être présent 2 heures avant l’embarquement. Nous allons donc nous coucher tôt et le réveil est prévu à 6H30 comme les premiers jours de raid…


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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 23:20

Piste warm up
envoyé par kikkez
Voici un petit aperçu de la vidéo que nous sommes en train de réaliser.

Vous recevrez bientôt le version finale avec vos surprises du Maroc...


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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 23:13

Réveillés aux aurores dans la voiture nous ne nous attardons pas. Mal de cou et mal de dos, nous partons vers Zagora où la piste du raid se termine. Les pistes de pierres sont bientôt terminées. Arrivés au check point, nous faisons le plein d’essence et passons au pc mécanique pour vérifier les éventuels incidents. Clara n’a rien, tant mieux ! Par contre, les garçons jouent encore de malchance, ils ont cassé une suspension, sectionnée net ! Ceci étant dû aux amortisseurs, remplacés la veille, trop durs. Décidément leur fin de raid est vraiment éprouvante. Les filles quant à elles, sont déjà en route pour Marrakech.


La dernière liaison se fera donc chacun de notre coté. Nous nous élançons avec Clara sur une route goudronnée qui fait du bien à tout le monde. Le road book prévoit 6h de route avec 2 cols important dont le col du Tichka, culminant à 2260 mètres ! Cela représente apparemment 4h de route en 4L pour le franchir.


Départ à 10h de Zagora, nous mangerons sur la route. L’équipage se lance sur la route de Marrakech, un peu fatigué mais les esprits en place et la tranquillité de ne plus avoir de piste. Les paysages sont toujours aussi beaux et nous suivons une petite cohorte de 4L. Le premier col arrive vite et Clara nous emmène jusqu’au sommet où nous la laissons se reposer et nous aussi. Il est 12h, changement de pilote, nous descendons vers Ouarzazate.

Nous traversons la ville et passons devant les studios de cinéma. Les 3 équipages devant nous décident de s’arrêter de façon complètement inconsciente déboitant juste devant nous alors que nous étions en train de les dépasser. Nous glissons Clara entre les 4L en plein milieu de la route ! Il nous en faut de peu pour avoir un accident !


Cet incident derrière nous, le col du Tichka approche doucement. La montée est assez simple et la pente plutôt douce. Nous doublons même d’autres participants et des camions dans les côtes. Décidément, Clara est en forme ! Les déserts de pierres sont bien loin maintenant et ce sont des montagnes enneigées qui façonnent le décor de notre périple. Au sommet, à 2260 mètres, la neige est bien présente. La descente prend plus de temps et les paysages nous accompagnant sont stupéfiants tant nous étions habitués aux sables et autres cailloux.




Un retour paisible donc vers Marrakech où la pluie nous tombe dessus juste à l’arrivée. Nous arrivons au dernier check point, nous restituons notre road book et les organisateurs nous donnent notre bon hôtel et l’itinéraire pour s’y rendre. Arrivés au Ryad Mogador Agdal, nous remplissons les formalités et nous entrons dans la chambre 4 étoiles que nous occuperons pendant deux jours. Un lit plus large que long et une baignoire en marbre pour nous reposer et nous laver. Nous sommes presque surpris de tant de confort.


La nuit sera bonne est demain nous profiterons de Marrakech avec les deux autres équipages arrivés eux aussi dans la journée. Nous avons même pu regarder le match de rugby France – Pays de Galles et apprécier la victoire des bleus….


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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 15:12

Départ de l’étape marathon, 2 jours pour rejoindre Marrakech. La nuit a été plus dure que la précédente, les cailloux étaient plus nombreux et moins confortables. Malgré cela nous écoutons le briefing pendant le petit déjeuner. L’organisation nous apprend que les derniers équipages sont arrivés à 6h ce matin et propose de faire l’étape par la piste comme prévu ou de rallier l’arrivée du rallye par la route. Après réflexion, les 3 équipages décident de passer par la piste et de continuer l’aventure jusqu’au bout même si chacun d’entre eux à eu sa dose de cailloux. Les 4L ont quand même bien souffert mais nous iront au terme de ce périple !


Nous démarrons vers 9h00 et la piste commence au premier Km ! Pas trop de pierres pour le moment, de larges pistes parallèles traversant le désert avec pour horizon les montagnes. Sur le chemin, quelques passages sablés nous donnent de petites difficultés que Clara passe haut la main. Nous profitons des endroits avec un peu de végétation pour ramasser du bois mort pour faire un feu ce soir car nous allons bivouaquer en autonomie.


Le road book prévoit des cailloux pour une bonne partie de la piste et nous arrivons sur un oued mou dont il en est rempli ! Clara s’élance et gravie le petit mur à la fin de l’oued avec panache et fière allure ! Décidément Clara est en forme et ne montre aucune faiblesse, digne des plus grandes elle exprime tout son racé à chaque moment.

Contrairement à la superbe de la belle, la voiture des garçons connait quelques petits désagréments, un soufflet de cardan s’abime. Nous patientons le temps qu’ils réparent comme ils le peuvent et les trois équipages repartent à travers l’erg.

A la pause déjeuner, nous sommes arrêter devant des petites dunes et l’équipage féminin nous sert de la nourriture lyophilisée ! Les garçons ont, en plus de leur souci de cardan, un problème de pot d’échappement. Il s’est décroché et ils le réparent avec de la pâte durcissante. Tiendra ?  Tiendra pas ?


La route reprend pour rejoindre le point kilométrique 288, zone où l’organisation nous a conseillé de passer la nuit. Les soucis mécaniques de nos coéquipiers ne faiblissent pas et nous nous arrêtons pour tenter de colmater au mieux leur soufflet.


La nuit tombe et il nous reste 20 Km avant d’arriver sur la zone de bivouac. La piste est remplie de pierres, le road book nous souhaite la « bienvenue dans le monde des cailloux ». Avant d’affronter normalement le lendemain « l’enfer des cailloux ». Clara chauffe et les 2 autres équipages continuent d’avancer. Nous devons nous arrêter car une odeur d’essence se répand dans la voiture. C’est le jerrycan qui déborde sous l’effet de l’augmentation de pression due aux secousses et à la chaleur depuis le départ de Timerzif. Nous ne tardons pas et tentons de retrouver les deux autres 4L pour dormir ce soir.



La nuit est maintenant bien tombée et Clara allume son voyant de température du liquide de refroidissement. Nous réussissons à rejoindre nos camarades mais le vase d’expansion est entré en ébullition ! Le temps de faire la purge nous repartons dans la nuit noire contre les indications du road book pour retrouver un campement de plus de trois 4L. Le point kilométrique 288 est derrière nous et nous tombons effectivement dans « l’enfer des cailloux » ! Effectivement, ce passage est quasiment impraticable ! Quelques mètres plus loin, un petit bivouac est en place, nous y faisons halte pour la nuit.


Le vent est très fort emportant avec lui beaucoup de sable et le sol est jonché de grosses pierres et de milliers de cailloux. La température est très basse également. Impossible de poser la tente, nous dormirons dans les bras de Clara… Les sièges baquets de la belle nous servirons de lits.


Nous dinons chacun dans notre voiture et partageons un cassoulet avec les garçons entre les deux bolides. Nous accompagnons nos diners de remontants pour passer la nuit. Les duvets posés sur nous, nous tentons de trouver le sommeil et surtout une position pas trop désagréable. Demain le réveil tôt pour attaquer la fin de la piste et la liaison jusqu’à Marrakech.


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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 10:31

La nuit a été bonne contrairement à nos attentes. Quelques petits cailloux sont venus agrémenter notre sommeil mais sans trop de gravité. Quelques équipages ont éclairé le ciel étoilé de leurs fusées de détresse, heureusement sans encombre pour le campement entier. Nous partons déjeuner et demander un avis mécanique pour le calorstat. Les mécanos marocains nous enlèvent la dite pièce et effectuent une purge du circuit de refroidissement. Le point information n’a toujours pas retrouvé notre matelas gonflable mais nous devons partir.



Au programme, 159 Km de goudron et de piste pour cette 4° étape. Après environ 40 Km de route, nous arrivons sur l’entrée de la piste et les 3 équipages se lancent en direction des sables et des dunes. Beaucoup de cailloux encore avant d’arriver aux sols sablonneux. Clara se porte bien mais chauffe tout de même… Un coup d’œil sous le capot nous permet de voir que le volume du liquide de refroidissement a considérablement diminué ! Par chance une équipe mécanique passe à coté de nous et refait la purge du circuit. L’un d’eux nous conseille de change les deux amortisseurs arrières et l’avant gauche. Étonnés, nous voyons notre belle et tendre Clara peu à peu s’abimer. Il reste quand même 80 Km à parcourir avant le bivouac…

Nous continuons le périple et aux abords des sables, la quasi-totalité des participants au raid est stationnée ou ensablée devant les passages difficiles et techniques. Un embouteillage digne du périphérique parisien en plein désert ! Nous sommes en milieu de journée et nous prenons donc la pause déjeuner pour patienter. Menu du jour : salades en boite, paté de campagne et ravioli. Pas de vin, de l’eau pour se rafraichir sous ce soleil cuisant. Près de 40°C à l’ombre ! (A peu de chose près…)


Nous avançons doucement dans la file d’attente et deux heures plus tard nous passons enfin la première dunette. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises, derrière cette dernière, c’est une multitude de bacs à sable et nous ne manquons pas à l’ensablement, plusieurs fois d’affilé ! Une fois sortis de cette mer de sable, les chaussures et la voiture remplies à ras bord de ces grains ocre, nous nous dirigeons vers la fin du parcours en plein hors piste avec plusieurs changements de cap. Nous passons encore dans d’autres plateaux ensablés et nous embourbons encore !

La fin de la piste se déroule sur des cailloux et la nuit tombe. Clara encaisse beaucoup trop de coups et nous espérons pouvoir garder son intégrité physique jusqu’à l’arrivée de l’étape. Sortis de cet enfer pour la mécanique de notre dulcinée, nous retrouvons le goudron et les bruits de la belle ne nous rassurent guère. Nous pensons avoir cassé un cardan, la galerie est plus qu’à l’agonie et nous ne voulons plus penser aux amortisseurs….

Nous rejoignons le bivouac vers 20 heures et l’organisation nous apprend que nous faisons parti des 500 premiers équipages à être arrivés ! Nous faisons le plein d’essence et nous nous rendons directement au pc mécanique pour un check up complet pour soigner Clara. Nous dinons sur place et passons tout en revue. 2h30 plus tard nous allons installer la tente avec une Clara revigorée ! Pas d’amortisseurs à changer, pas de cardans cassé, seulement un écrou à resserré et la galerie tiendra avec les sangles.

 

Les voitures ont beaucoup encaissé aujourd’hui et même les organisateurs sont impressionnés par le nombre de casses et de participants encore en piste. Toujours pas de nouvelles de notre matelas aux objets trouvés, le briefing aura lieu demain en raison du trop grand nombre de participants encore en course. Nous allons vite nous coucher. Demain l’étape marathon nous attend et nous devons effectuer 565 Km en 2 jours dont 218 Km de piste…


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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 18:10

La nuit a été plus tranquille que les autres. Le bivouac était plus calme et la nuit plus chaude, nous avions quand même plusieurs couches de vêtement. Le réveil plus tardif, ce sont des pilotes neufs et revigorés qui vont attaqués cette nouvelle étape. Nous partons pour 118 Km avec pour objectif les dunes de Merzouga.

Les deux équipages compagnons de route sont partis avant nous et nous les rejoindrons avant le début des 40 Km de piste. Nous descendons dans une palmeraie et sur la route nous croisons sur la route des sites magnifiques surplombant les villages de la palmeraie.

Le point de rendez vous fait face au désert rocailleux avec en ligne de mir les dunes superbes dressées au loin. Nous partons donc à trois équipes. Munis de nos boussoles et road book, nous mettons le cap vers les sables de Merzouga. Autour de nous les autres concurrents empruntent toutes les directions possibles mais nous gardons la notre.

Arrivés au pied des dunes, nous croisons des chameaux et nous nous immobilisons face à cet édifice naturel somptueux. Nous longeons ces montagnes de sable et nous nous arrêtons à « l’auberge de la dune d’or » pour nous restaurer. Nous pouvons nous laver, nous baigner dans la piscine et manger dans ce point de chute à la fraicheur agréable. Nous prenons donc 2 heures pour apprécier ce moment de détente et de bonheur après 3 jours de bivouac sans eau, ni toilettes.


En retournant à la voiture, le pneu arrière droit semble plus affaissé que les autres et en se rapprochant, nos peurs s’affirment le pneu est crevé ! Changement de configuration ! Les deux pneus neiges restant à l’arrière encore intact seront montés à l’avant et les deux autres toutes saisons seront basculés derrière. Nous gagnerons ainsi de l’accroche dans les sables et autres oueds mous.

Nous repartons vers le bivouac pour décharger les fournitures destinées aux enfants. C’est en plein milieu des tentes et de l’écran géant que tous les équipages déposent les quelques 60 tonnes de matériel. S’ensuit la cérémonie de remise des dons avec les enfants, l’association « les enfants du désert et les 2000 participants du raid. Les sourires jusqu’aux oreilles, les enfants échangent des cartables et des stylos contre des dessins.

Nous allons installer la tente en attendant le briefing et en vidant le coffre, nous nous rendons compte que nous avons perdu le matelas gonflable mais le sol est rempli de cailloux ! Une nuit difficile nous attend une fois de plus.

Victor se rend pour la deuxième fois à la tente des médecins. La veille, ils lui ont diagnostiqué une double otite et lui prêtent un duvet résistant aux températures extrêmes pour passer la nuit.

Le briefing nous annonce que le road book ne comporte pas d’erreurs et que nous pouvons gagner ou perdre beaucoup de Km dans l’étape du lendemain. Il faudra donc redoubler de précision dans le choix des directions dans le désert. Le repas est meilleur que les autres soirs, graine, légumes et poulet à volonté !


Nous retrouvons le campement et la nuit 4L trophyenne commence. En discutant avec des pros de la 4L GTL, nous apprenons que le calorstat peut être retiré si la voiture chauffe trop. Mais il fait noir et nous n’avons pas le cœur à ouvrir le capot de Clara. Un petit verre avant de se laver les dents et nous glissons dans nos duvets sur notre linge sale en guise de matelas.


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Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /Mars /2009 21:29

Réveil glacial à 6h00 après une nuit peu reposante. Juste le temps de replier la tente, givrée à l’intérieur comme à l’extérieur, d’avaler un verre de thé et un morceau de pain beurré, la course démarre, le soleil est encore couché. Nous avons du racler Clara pour enlever la plaque de givre sur le pare-brise et nous lançons le cortège du jour.

En tête de file, nous traversons la vallée et le soleil pointe le bot de son nez au sommet des collines. Le paysage sable prend des teintes vertes et ocres. Nous croisons quelques canyons, les 2 pilotes et la belle se sont réchauffés avec le levé du soleil et ils se dirigent tranquillement vers Talsint, lieu de rendez-vous avec leurs acolytes partis plus tard.

Après 1h30 d’attente,  nos compagnons nous rejoignent et nous apprennent que la température de la nuit à atteint les -10°C !!! Nous nous dirigeons ensuite vers la première piste du raid.

Avant l’entrée dans le désert de pierre, les 3 équipes s’arrêtent pour déguster un poulet frites local. Un peu risqué mais nous ne buvons pas l’eau ni ne mangeons les crudités pour éviter de tomber malade…

La piste s’ouvre devant nos trois 4L et les filles font la trace. Très vite les premiers passages de trous, de oued et de petits murs fond plier et cabrer Clara et la belle encaisse les coups et les rend bien. Les passages difficiles ne sont pas nos seules difficultés.


En suivant les 4L devant nous, nous nous sommes retrouvés perdus et incapables de franchir le col de Belkasem. Demi-tour, nous devons rattraper le retard que nous avons pris. Le soleil se couchant, nous empruntons des chemins hors piste pour retrouver la trace principale. Une fois sortie de la piste, nous suivons une ligne droite goudronnée et nous apercevons au loin le bivouac. 20 Km plus loin le bivouac s’est « un peu » rapprocher mais nous devons emprunter une dernière piste sablonneuse dans une nuit noire. Nous ne distinguons pas grand-chose autour de nous et nous ne voyons que les phares des autres 4L, toutes aussi perdues.


Nous retrouvons le campement tant bien que mal à 20h30. Nous avons donc parcouru 378 Km en 14heures !!! Le temps de refaire le plein et de manger nous installons notre tente, fatigués par la piste et le peu de sommeil des nuits passées sur les bivouacs, nous nous  réchauffons auprès d’un petit feu de camp et nous allons nous coucher pour récupérer de cette longue étape…


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